Le verre à moitié plein de Fausto Borghini

Ce drôle d’amoureux de la vie raconte la genèse de son spectacle, ses inspirations et ses projets futurs. Monologue : 

Fausto Borghini« Ce spectacle est né d’une façon plutôt inattendue, lorsque j’ai eu une crise cardiaque sur mon lieu de travail. Dans l’angoisse, couché dans l’ambulance, sur le chemin de l’hôpital… il m’est venu une idée.  « Fausto est toujours vivant ! »

Il m’a semblé important d’essayer de rire de cet évènement… pas très drôle. Non, ce n’a pas été aussi difficile qu’on pourrait le penser. Je voulais dédramatiser !

Comédien, ça faisait déjà partie de mon bagage. J’étais animateur socio-culturel à 30% et comédien à 70%, alors je me suis dit : Il faut faire ce dont t’as envie ! J’ai décidé d’arrêter l’animation et d’écrire ce spectacle. C’était la première fois que j’écrivais quelque chose – enfin, à part des cartes postales : avant, je jouais dans des pièces de théâtre mais surtout dans des spectacles d’improvisation.  J’avais envie de vivre mes rêves, de m’amuser un peu plus… Non, non, vraiment beaucoup plus !

Je suis Italien, originaire de Toscane. Je me suis retrouvé en Suisse par chance, en quelque sorte. D’ailleurs, les thèmes de l’immigration, de l’intégration, se retrouvent dans mes spectacles : comment c’était quand on était petits, le regard porté sur nous… (On ne peut pas comparer les époques, mais, entre nous, je ne pense pas qu’on soit devenus plus accueillants qu’avant.)

L’improvisation et les personnages, ce sont mes racines. La base, pour moi, c’est Coluche et Alex Lutz aussi… Enfin, je suis fan de tout humoriste qui monte tout seul sur scène. Faut oser !

Alors j’avance avec tout ça. Fausto est toujours vivant, je l’ai joué pour la première fois en mai 2014, au théâtre le Caveau, puis au Festival du Rire de Genève, et au Box à Carouge, aux Caves de Bon-Séjour à Versoix … au festival de Bierges en Belgique. Je vais le tourner le plus souvent possible ce spectacle, car je l’adore – et ensuite on verra ?

Aujourd’hui, je suis en train d’écrire une pièce de théâtre et un nouveau one-man show. Maman Va Mieux, il s’appelle, celui-ci. (Oui, j’aime bien écrire sur des sujets pas très drôles à la base !) Ici, je parle de quelqu’un qui est malade psychologiquement – ce parcours de vie, la psychiatrie, les médecins, les voisins… J’alterne le stand-up et les personnages joués ou racontés, pour pouvoir rire, bien sûr, mais aussi pour avoir aussi des moments de poésie et de tendresse. Ce qui est important à dire, pour moi, c’est que ça n’arrive pas qu’aux autres ! 

Dans la vie, il ne faut pas attendre. Je vois le verre à moitié plein : tant pis pour le vide ! Il est déjà bu… »

propos recueillis par Elodie Olson-Coons

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