Les maires de la Rive gauche associés aux édiles des communes françaises souhaitent réétudier le tracé de la traversée du lac

Sept maires de la Rive gauche associés aux deux édiles des communes françaises, se mobilisent afin d'en reconsidérer le tracé dans sa partie terrestre.

Sept maires de la Rive gauche associés aux deux édiles des communes françaises, se mobilisent afin d’en reconsidérer le tracé dans sa partie terrestre.

Le 5 juin prochain, Genevoises et Genevois sont invités à voter sur divers sujets, notamment celui du projet de Traversée du Lac. A cet effet, six maires de la Rive gauche associés aux deux édiles des communes françaises concernées, se mobilisent afin d’en reconsidérer le tracé dans sa partie terrestre.

Alain Corthay, Maire de Meinier, souhaite cette conférence de presse informative car selon lui, les avantages du tracé – à savoir la diminution du trafic ainsi que l’accroissement de l’espace dévolu aux transports publics et à la mobilité douce- concernent principalement le centre et l’hyper centre de Genève . Il soutient en effet que cet itinéraire aura un impact négatif sur l’environnement, tandis que « le poumon vert de la rive gauche profitera à l’ensemble de la population genevoise ». À titre d’exemple, il cite le territoire de surface d’assolement de plusieurs hectares qui devront intégrer en surface des péages de traversée. Il note ainsi que les automobilistes chercheront naturellement les échangeurs : « Ce sera un aspirateur à voitures » en particulier depuis le Chablais. Josef Meyer, Maire de Jussy, estime quant à lui au nombre de 8’000 les véhicules traversant quotidiennement sa commune, et croit volontiers ce nombre sensiblement accru en 2030, date prévue de la fin des travaux.

Ces élus sont en outre intimement convaincus qu’une prise en considération des infrastructures françaises, telle que le contournement d’Annemasse, est essentielle. Pour le Maire de Saint Cergue, qui pour sa part refuse toute ingérence, une vision transfrontalière et élargie est absolument indispensable dans le cadre de ce projet, laquelle se doit d’être accompagnée de mesures collatérales adéquates.

Propositions consensuelles franco-suisses
Alain Corthay et les Bourgmestres proposent ainsi que le tracé aboutisse entre la douane suisse et la douane française, soit au niveau de la « douane Anière ». Il pourrait ensuite être prolongé par un tunnel ou tranché ouvert jusqu’au carrefour des Chasseurs, ceci afin de rejoindre la 2×2 voie de Machilly dirigeant vers Annecy et St. Julien- Chamonix.

Le Tracé choisi pour l’étude cantonale

crédit photos: la Direction générale des transports.

crédit photos: la Direction générale des transports.

  • 14 km d’autoroute dont 3 km de traversée lacustre en pont ou en tunnel, 8 km en trois tunnels et 3 km à ciel ouvert,
  • un accrochage en rive droite, au niveau du Vengeron, dans le prolongement de l’autoroute actuelle,
  • un accrochage en tunnel en rive gauche, à proximité de la réserve naturelle de la Pointe-à-la-Bise qui restera préservée,
  • un raccordement au réseau autoroutier côté français (à Thônex-Vallard).
  • illustration

À découvrir ou redécouvrir – En mars 2015, nous avions interviewé Luc Barthassat, Conseiller d’État chargé du Département de l’Environnement, des Transports et de l’Agriculture (DETA), et l’avions notamment interrogé au sujet de la traversée.

Pour le consulter veuillez cliquer sur le lien ci-après :  http://grandgenevemagazine.ch/?p=2396


 

Par Hilda Lindenmeyer 

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