Interview : Antonio Hodgers, candidat des Verts genevois au Conseil d’Etat

Interview – La campagne pour siéger à l’exécutif de notre canton est désormais lancée. Notre mission –et nous l’acceptons- est désormais d’informer nos internautes sur ses enjeux politiques, et quel meilleur moyen que d’aller à la rencontre des postulants ? C’est dans le cadre de cette série de rencontres que le candidat au Conseil D’État, Antonio Hodgers, a répondu aux questions de la rédaction du Grand Genève Magazine.

Antonio Hodgers, candidats des Verts genevois au Conseil d'Etat © Aida Agic Noel

Antonio Hodgers, candidat des Verts genevois au Conseil d’Etat
© Aida Agic Noel

Afin de vous présenter à nos internautes, aimeriez-vous nous parler de votre parcours ?
J’ai 37 ans et je suis marié. J’ai siégé comme député au Grand Conseil pendant dix à Genève avant d’être élu, en 2007, comme Conseiller national. Depuis lors, je participe à la vie politique sous la Coupole à Berne. Depuis trois ans, je suis le président du groupe parlementaire des Verts à l’Assemblée fédérale. Au niveau professionnel, je codirige mon entreprise, Mobilidée sàrl, avec mes deux associés. Forte de 20 employés, cette PME est spécialisée dans le conseil en mobilité durable. Au niveau associatif, j’ai présidé l’association « J’y vis, J’y vote » qui a accordé le droit de vote aux étrangers établis à Genève et je préside actuellement l’Ecole de Danse de Genève.

Pourquoi avoir décidé de vous présenter à ces élections ? Selon vous, quel rôle pourra jouer un/une futur(e) élu(e) ?
Après 16 ans de politique parlementaire, je souhaite mettre mon expérience, ma motivation et mes idées au service de l’État de Genève. Le prochain gouvernement devra faire face à une conjoncture plus difficile et être à la hauteur des besoins de la population en matière de logement, de mobilité, de sécurité et d’emploi, le tout dans une perspective régionale.

Par rapport à la polémique actuelle : « les candidats au Grand Conseil peuvent-ils être domiciliés hors canton ? » Qu’en pensez-vous ?
La qualité d’un-e élu-e ne dépend pas de son lieu de domicile. Les enjeux du Grand Genève sont de plus en plus importants, il est donc logique – et souhaitable – que certains élus en soient issus, notamment des communes françaises. De plus, cette question est réglée par le droit fédéral. Il n’y a donc pas de débat cantonal pertinent à tenir.

Quels sont vos axes de priorité, les dossiers majeurs que vous comptez défendre si vous êtes élu ?
L’Etat doit donner une attention supplémentaire aux questions de l’emploi. On ne peut plus baser notre prospérité sur le secret bancaire qui est agonisant et une attractivité fiscale des multinationales qui est combattue par l’Union européenne. Le moment est propice pour renouveler notre tissu économique local, en axant nos efforts sur la création d’emplois destinés aux personnes qui sont aujourd’hui exclues du marché du travail. Il faut également renforcer les contrôles sur les lieux de travail pour le respect des conventions collective et la lutte contre le dumping. Chacun-e qui veut et qui peut travailler devrait pouvoir le faire. Les PME doivent bénéficier de loyers bas, d’une administration non bureaucratique et de soutiens ponctuels (crédits, conseil, etc.). Les mesures de discrimination selon le passeport ou le lieu de résidence sont vouées à l’échec.

Quel message souhaitez-vous transmettre aux internautes du Grand Genève Magazine ?
La somme des intérêts personnels égoïstes ne crée pas le bien-être collectif. Aujourd’hui, chacun-e doit devenir acteur du Grand Genève par une prise de conscience que la prospérité de notre région dépend de notre capacité à surmonter les frontières cantonales et nationales pour obtenir un espace de vie de qualité, où chacun-e peut trouver sa place.

Propos recueillis par Hilda Lindenmeyer
 

Antonio Hodgers – Parcours express

hodgers3sAntonio Hodgers, né en 1976, est actuellement Conseiller national suisse et Président du groupe parlementaire des Verts. Originaire d’Argentine, réfugié en Suisse avec sa mère et sa soeur, Antonio Hodgers s’est engagé très tôt dans la vie politique et associative. Il a présidé le Parlement des jeunes de la commune de Meyrin et est notamment l’un des initiateurs des Noctambus, dont le réseau s’étend aujourd’hui sur tout le canton ainsi qu’en France voisine. Antonio a également initié puis présidé l’association “J’y vis, j’y vote” qui s’est battue avec succès à Genève pour le droit de vote des étrangers résidents au niveau communal.

A l’âge de 21 ans, il est élu au Grand Conseil et réélu en 2001 et 2005. Il préside le groupe parlementaire en 2002-2003. Antonio a été président des Verts genevois de 2006 à 2008. Depuis 2007, il est Conseiller national à Berne.

Diplômé en relations internationales (IUHEI) et études du développement (IUED), il est conseiller en mobilité, associé de Mobilidée, un bureau de conseil en mobilité durable pour collectivités publiques et entreprises privées. Outre cet intérêt pour les questions de transports et de mobilité, il s’intéresse également aux dossiers migration et réforme des institutions.

Source : www.hodgers.ch

Pensez-vous que les candidats au Grand Conseil peuvent être domiciliés hors canton ?

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