Élections fédérales : les candidats – Guillaume Barazzone

Le 18 octobre et le 8 novembre 2015 approchent à grands pas… et tous les regards se portent vers Berne. La campagne pour le renouvellement des deux Chambres fédérales est désormais lancée. On connaît les chiffres: 26 listes, 178 candidat(e)s, pour l’élection des 11 député(e)s genevois au Conseil national; 6 listes, 10 candidat(e)s, pour l’élection de deux conseillers/ères aux Etats.

Mais qui sont-ils donc ces Genevois et Genevoises qui se présentent aux élections fédérales? Grand Genève Magazine est allé à la rencontre des candidat(e)s pour leur poser quelques questions…
NAK_1947Pouvez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs ?

Mon nom est Guillaume Barazzone, j’ai 33 ans et suis binational (Suisse et Italien).

Je suis actuellement conseiller national PDC, représentant le canton de Genève. Je suis également Conseiller administratif (membre de la Mairie) de la Ville de Genève. Auparavant j’ai exercé la profession d’avocat.

Candidat sur la liste PDC (no. 2), j’espère vivement être réélu le 18 octobre prochain et embarquer avec moi dans le train pour Berne au moins l’un ou l’une des mes colistiers PDC ! Nous visons donc un deuxième siège.

Quels grands axes comptez-vous défendre aux élections fédérales ?

Durant la campagne mais également ces dernières années à Berne, j’ai défendu une Suisse dynamique économiquement, ouverte sur le monde et sûre.


Ouverture et relations bilatérales

L’acceptation de l’initiative « contre l’immigration de masse » le 9 février 2014 a porté un coup aux relations bilatérales entre la Suisse et l’Union européenne. La Suisse doit :

  • Maintenir les accords bilatéraux et la libre circulation avec l’UE, en particulier
  • Coordonner l’accueil des réfugiés grâce à un mécanisme commun avec l’UE

Sécurité

Au Conseil national, j’ai défendu la réintroduction des courtes peines privatives de liberté. C’est important pour Genève puisque cela permettra concrètement d’améliorer la lutte contre la criminalité transfrontalière. A un autre niveau les menaces du XXIe siècle se précisent avec le spectre du terrorisme qui hante désormais l’Europe mais aussi la Suisse. La Suisse doit :

  • Donner les moyens aux services de renseignement pour lutter contre le terrorisme et la cybercriminalité
  • Concentrer les efforts des gardes frontières sur les régions frontalières sous pression (ex : Tessin)
  • Augmenter les effectifs des polices cantonales et municipales

Economie

Il est nécessaire de trouver des nouvelles sources de croissance dans un monde globalisé toujours plus concurrentiel. Je l’ai fait lors de la dernière législature en défendant une place financière compétitive, transparente et innovante. Mais il s’agit de faire plus, beaucoup plus. La Suisse doit :

  • Investir dans l’innovation pour attirer des entrepreneurs de startups et des investisseurs
  • Maintenir une fiscalité attractive pour les entreprises et les personnes physiques
  • En vue de la suppression du secret bancaire en Suisse, instaurer une amnistie fiscale générale (j’ai déposé une initiative parlementaire en ce sens)

Que représente pour vous la région du Grand Genève ?

Genève a laissé filer ces vingt dernières années sa classe moyenne en France voisine et dans le canton de Vaud, faute d’avoir su répondre à la demande en logements. Cela a entrainé une pression à la hausse des prix de l’immobilier en France voisine. L’absence de coordination entre les besoins des uns et des autres a conduit l’agglomération à se construire de façon parfois déconcertée, ce qui a des effets regrettables aujourd’hui notamment sur le paysage.

Plusieurs engagements doivent être tenus pour améliorer la coordination des personnes vivant de part et d’autre de la frontière :

  • Assurer la compensation financière en faveur des communes frontalières françaises notamment pour améliorer les infrastructures transfrontalières en matière de transport
  • Donner la possibilité de scolariser les enfants des deux côtés de la frontière en fonction du choix des parents
  • Permettre aux Suisses résidant en France de s’affilier de manière facultative aux assurances maladies et de pouvoir se faire soigner librement en Suisse
  • Permettre aux Suisses résidant en France de s’affilier de manière facultative aux assurances sociales suisses (AVS et AI)

La liaison CEVA offrira bientôt une infrastructure de mobilité de qualité, répondant aux attentes d’une partie des pendulaires. Il ne faut toutefois pas s’arrêter en si bon chemin, le lobbying du Grand Genève à Berne doit figurer au top des priorités de la prochaine législature pour les députés genevois. Si je suis réélu, je m’y engagerai avec vigueur !

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