Création de l’Association suisse des métiers d’art (ASMA)

Photo des fondateurs-trices (Cantons de Vaud, Genève et Jura, et Ville de Genève; Neuchâtel est également partenaire fondateur) – avec Pascal Broulis, Anne-Catherine Lyon, Anne Emery-Torracinta et Martial Courtet.

Photo des fondateurs-trices (Cantons de Vaud, Genève et Jura, et Ville de Genève; Neuchâtel est également partenaire fondateur) – avec Pascal Broulis, Anne-Catherine Lyon, Anne Emery-Torracinta et Martial Courtet.

La Ville et le canton de Genève, représentés par Sami Kanaan, conseiller administratif, et Anne Emery-Torracinta, conseillère d’Etat ; le canton de Vaud, représenté par Anne-Catherine Lyon et Pascal Broulis ; le canton du Jura, représenté par Martial Courtet, et le canton de Neuchâtel, par Monika Maire-Hefti, conseillères et conseillers d’Etat, s’engagent le vendredi 27 mai à soutenir le secteur de l’artisanat d’art en créant l’Association suisse des métiers d’art (ASMA). Cette démarche vise à renforcer la coordination des Journées européennes des métiers d’art (JEMA) en Suisse et à préserver et promouvoir ces professions sur le plan national.

Capture d’écran 2016-05-30 à 14.57.29Dès son élection, Sami Kanaan a souhaité mettre en avant les métiers d’art. Des métiers souvent peu connus, mais indispensables à la création artistique et porteurs de traditions culturelles. Ainsi, il instaure à Genève, grâce au soutien de Vacheron Constantin, les JEMA, lancées en France en 2002. Face à l’engouement des autorités, mais également à celui du public, qui se presse en nombre à ces journées, il est apparu nécessaire de mettre en place une structure visant à défendre, valoriser et encourager le développement des métiers d’art exercés en Suisse et d’assurer ainsi la coordination des JEMA.
La croissance des JEMA en Suisse romande en cinq ans est spectaculaire. Parti de la Ville de Genève en 2012, le mouvement s’est étendu aux cantons de Vaud en 2014, de Genève et du Jura en 2015 et de Neuchâtel en 2016. Pour Anne-Catherine Lyon, cette progression territoriale se double de résultats quantitatifs réjouissants, avec 15’000 visites cette année, tous cantons cumulés. Mais le résultat le plus convaincant est sans conteste la qualité des retours, tant de la part du milieu professionnel que des médias et du grand public.
L’Etat de Genève, le DIP en particulier, a décidé de participer à la création de l’ASMA principalement en raison de la mission qu’elle s’est confiée d’aider à la transmission des savoir-faire en promouvant l’apprentissage et la formation aux métiers d’art. Anne Emery-Torracinta souligne que cette mission s’inscrit parfaitement dans le cadre du plan d’action 2014-2018 du Conseil d’Etat en faveur de l’apprentissage. L’ASMA permettra à ses membres de réunir leurs forces pour soutenir les entreprises formatrices en leur proposant des modèles innovants de formation, en créant des réseaux d’entreprises formatrices, en allégeant leurs tâches administratives, en leur déléguant certains enseignements pour pallier l’absence d’écoles professionnelles.
Les métiers d’art illustrent aussi parfaitement les synergies positives entre culture et économie. Les artisans, par leurs gestes empreints d’une sensibilité artistique et unique, transforment la matière et offrent des biens culturels durables. Martial Courtet rappelle qu’il y a à travers les métiers d’art une identité et une réalité stimulante pour notre société ; un mélange de savoir-faire séculaires transmis de génération en génération et une véritable évolution, une recherche constante d’innovation toujours guidée par la même volonté d’excellence. Les artisans d’art, véritables entrepreneurs, s’ancrent dans notre économie dans une démarche de proximité et en offrant des produits avec une réelle valeur ajoutée.

Pascal Broulis indique que les contacts en cours avec d’autres cantons et divers groupements professionnels font augurer un développement à l’échelle du pays. La préservation et la transmission des savoir-faire sont inscrites dans les orientations publiques de tous les échelons politiques. La position de la Suisse dans ce domaine s’appuie sur la longue et forte tradition de l’apprentissage, modèle d’inspiration pour de nombreux pays. Les cantons suisses regorgent d’artisans d’art de haut niveau qui contribuent brillamment au rayonnement helvétique.
La première édition neuchâteloise des JEMA s’achève sur un grand succès. Durant trois jours, plus de 1300 personnes ont pu découvrir vingt-neuf professions. Dix-huit artisans d’art de tout le canton ont ouvert les portes de leur atelier. De plus, le public a pu découvrir les coulisses de la Haute école Arc à Neuchâtel (restauration-conservation) et de l’Ecole d’arts appliqués à la Chaux-de-Fonds. Monika Maire-Hefti se réjouit de la qualité de ces échanges dans le canton de Neuchâtel et du vif succès de cette première édition, qui vise à valoriser ces métiers et à mieux faire connaître un savoir-faire alliant gestes de tradition, de création et d’innovation.

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